À ma présente

 

Je veux dédier ce poème

A la femme que j'aime

Et ce n'est pas un secret


A celle qui connaît mes peines

Qu'un destin semblable entraîne

Et que je ne quitte jamais


A celle que je vois apparaître

Une seconde à sa fenêtre

Et qui, preste, me sourit


Et dont la svelte silhouette

Est si gracieuse et fluette

Que j'en demeure épanoui


A la compagne de voyage

Dont les yeux, charmant paysage,

Font paraître court le chemin


Que je suis seul, peut-être, à comprendre

Et que je ne laisse pas descendre

Sans avoir effleuré sa main


A la fine et souple valseuse

Qui mes sembla triste et nerveuse

Par une nuit de carnaval


Qui ne m'est plus inconnue

Mais qui n'est jamais revenue

Tournoyer dans un autre bal


A celle qui danse dans la cuisine

Et qui, nouvelle Mélusine,

Près d'un mari aimant


Les choses qu'elle lui lit

Sait cacher sa mélancolie

Et jouer son rôle de maman


Celle qui, aux soirs de lassitude,

Vient peupler ma solitude

Éclaire mon avenir


Je presse les lèvres tentantes

De cette belle présente

Que j'ai pu grâce à Dieu retenir.

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