Remercier son corps

Nous vivons trop souvent sans dialoguer avec notre corps, occupés que nous sommes à nos tâches extérieures et à nos pensées intérieures.

Au fait, si on nous demande de nous situer, de dire où se trouve "moi", nous n'irons pas dans notre pied, ni dans notre estomac, à coup sûr plutôt dans un endroit imprécis de notre crâne.

Invitons donc notre "moi" à remercier quelques parties de ce corps qui nous accompagne et que nous accompagnons.

Et pour cela caressons-le et non caressons-nous. Comme nous caresserions un animal fidèle, comme nous flattons un cheval, avec de petites tapes, ou des claques plus solides (le fessier semble bien indiqué pour ce genre d'exercice).

Puis venons-en à notre visage, à nos cheveux, à notre crâne.

Nous aurons alors l'impression non plus de flatter un animal lointain comme en caressant nos orteils ou nos genoux, il nous deviendra très difficile de ne pas nous sentir concernés personnellement et caressés par une chose presque extérieure : notre main.

Alors, giflez-vous doucement, vous rétablissez la distance, votre tête se fige comme un morceau de bois et votre main se transforme en une inconnue vaguement hostile.

A présent, respirez profondément - vous réintégrez votre corps - ou tout du moins votre cage thoracique.